Mode et inclusion, un défi de taille pour les marques


 Inclusion : “Qui contient en soi quelque chose d'autre. Qui intègre une personne ou un groupe en mettant fin à leur exclusion” @editionslarousse

Que signifie l’inclusion ? 

Une société inclusive est une société qui ne se contente pas d’intégrer chaque individu en lui demandant de devenir “comme tout le monde”, le forçant ainsi à entrer dans une sorte de case pour être “normal”. Bien au contraire, un environnement inclusif brasse les différences, rassemble les communautés, accompagne l’intelligence collective et encourage la mixité car c’est lui qui s’adapte à cette diversité. 

Deux femmes regardant en loin habillées en robe modest fashion l'une porte une robe noire l'autre une robe pied de poule

Alors, la mode inclusive, c’est quoi ?

La mode est depuis sa création l’outil même permettant de passer un message aux autres sur qui nous sommes : notre état d’esprit, nos croyances, notre rang social, notre culture, etc. Cependant à l’ère où les standards prennent le dessus sur l’originalité, nous nous sommes vite retrouvé.e.s face aux mêmes tenues, aux mêmes styles, et à s’y méprendre aux mêmes mannequins filiformes sur les sites et dans les magazines de mode. A cela est venue s’ajouter une bonne dose de diktats imposant le convenable et le non convenable et il fût de plus en plus difficile pour les femmes de se retrouver dans une mode qui ne leur ressemblait finalement peu.

La Révolution de l’inclusion sur les podiums

Depuis deux, trois ans, les marques ont finalement fait face à ce constat et ont décidé de prendre les choses en main pour répondre aux attentes des consommateurs. Parmi ces marques responsables, nous pouvons citer Zalando et son hashtag #freetobe, H&M et la diversification de ses collections ou encore, pour rester dans la famille des grandes marques, Asos et son application de réalité augmentée permettant de découvrir une pièce portée sur des modèles de différentes tailles et morphologies.  

La politique du gouvernement français, s’en est également mêlée, avec la mise en place de la loi Santé en 2017 visant à encadrer la maigreur des mannequins et la retouche de photos et ce dans les campagnes de pub, les défilés, etc.

La mode inclusive commence alors à se faire une place, malheureusement encore trop timide, sur les podiums. Les créateurs ne sont pas en manque sur le sujet et mettent à l’honneur, de temps à autre, durant les défilés, l’importance de la diversité parmi les mannequins selon leur taille, leur couleur de peau, leur appartenance religieuse, ou encore leur handicap avec notamment Alexandra Koutas, qui sera la première mannequin en fauteuil roulant à défiler lors d’une Fashion Week en 2017 à Kiev. 

Même si ce changement autour de l’inclusion se fait de plus en plus pesant dans les grands événements tels que les Fashion Weeks de Milan, Paris, New York ou encore Londres par le biais des podiums mais aussi des street styles cosmopolites ; la Mode, avec un grand M, tend encore trop souvent à utiliser cette image de diversité à des fins commerciales sans réellement comprendre sa cible. C’est ainsi qu’en Novembre 2020 Halima Aden, mannequin voilée d’une beauté magnifique et égérie de la mode depuis 2017, se retire du métier estimant que sa représentation de femme musulmane portant le hijab est devenue trop instrumentalisée et parfois même, contraire à ses valeurs. Elle lève le voile sur une situation de plus en plus critiquée.

L’appel à l’inclusion des célébrités de la mode

C’est Noami Campell, en juin dernier, qui profitera de la Fashion week Virtuelle de Paris et du mouvement Black Lives Matter pour rappeler que “Le temps est venu de construire une industrie plus juste”. N’hésitant pas à citer Nelson Mandela, : "Il a dit qu'une vision sans action c'est tout juste un rêve, mais qu'en conjuguant vision et action on peut changer le monde". Naomi Campbell, 50 ans, n'a jamais fait secret du nombre de  discriminations dont elle a été victime depuis son début sur les podiums, où elle était la seule top modèle noire dans les années 90. 

Même si les chiffres sont discrètement en amélioration, les actions doivent être poursuivies. C’est ainsi que le Français Olivier Rousteing, premier directeur artistique noir à diriger une grande Maison parisienne chez Balmain, inscrit dès son arrivée en 2011, la diversité au cœur de la stratégie de la marque. Des directeurs artistiques africains sont, par son biais, en train de percer dans la partie, dont le Camerounais Imane Ayissi - ancien mannequin et danseur.

La mode inclusive vue par ORDESTIE

 C’est dans cette lancée qu’ORDESTIE souhaite pousser la mode inclusive, une mode enfin pour toutes qui ne vient plus forcer son public à entrer dans ses codes, mais une mode qui s’adapte aux femmes et à leur personnalité. Une mode qui peut enfin être utilisée comme un outil extraordinaire de la société inclusive. La sélection de ses marques partenaires en est la preuve avec pour exemple les créatrices de : Koolchee et Barcha avec leurs univers mêlant orient et occident, Toucoulor et son concept Afro-Cosmopolitaine ou encore Charisme qui met un point d’honneur à proposer des vêtements correspondant à toutes les morphologies.

Oui, les femmes ne sont pas toutes les mêmes, elles n’ont pas toutes le même corps, oui, les femmes ont toutes des envies de looks différents passant du sportswear au chic dans la même journée, et surtout elles n’ont pas toutes les mêmes critères en termes de vêtements. Des vêtements dans lesquels elles se sentent bien mais surtout des vêtements dans lesquels elles ne souhaitent pas avoir à renflouer une partie d’elles même pour être acceptées. 

Ne serait-t-elle pas là, la liberté ?

Préparez vous au changement, parce qu’il arrive.


Laissez un commentaire


Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés